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Äne Boubonnais
L'âne Bourbonnais puise ses origine principalement dans le département de l'Allier, jusqu'au Nord du Massif Central, c'est-à-dire, la région Auvergne où il est appelé « l'âne miracle ».
Au milieu du siècle dernier vers les années 1860, c'était l'activité agricole qui prédominait en France. A cette époque, l'Allier, région agricole du bocage bourbonnais, était dominée par le métayage. C'est ainsi que le métayer, aux revenus modestes, ne pouvant acquérir un cheval (à la fois par manque d'argent, mais aussi parce que seul le propriétaire avait le droit d'en avoir un) utilisait l'âne pour le travail de la terre et pour ses déplacements
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Äne Grand Noir du Berry
A partir de 1870 de nombreux paysans berrichons, hier simples journaliers, accèdent à la propriété. En Boischaut particulièrement, pays bocagé de la province aux nombreuses petites exploitations, l'âne devient alors l'animal de trait par excellence. Des plaques, portant les inscriptions "gué aux ânes", "la mort aux ânes" ou "cimetière des ânes", encore accrochées aux façades des maisons bordant le canal du Berry, témoignent, tout comme Asnières - nom fréquent de lieux-dits en Berry - de l'importance des ânes dans la région depuis plusieurs siècles.
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Äne de Povence
Depuis au moins cinq siècles, l'âne de Provence (dit Gris de Provence) est utilisé dans les transhumances pour porter le matériel des bergers. De la Basse-Provence aux alpages de Haute-Provence, des Alpes et du Dauphiné. Doté d'une charpente solide et de bons membres pour parcourir les pistes escarpées des montagnes (drailles), pendant 500 ans, il a porté sur son dos le matériel et la nourriture des bergers, le sel pour les brebis ou les agneaux venant de naître.
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Äne Normand
Animal méconnu et pourtant présent partout, il se fondait dans l'indifférence générale. Il était utilisé autrefois pour le transport du lait en Normandie où dominait la production laitière. C'était à l'époque son titre de noblesse. Dans les petites exploitations agricoles, nombreuses dans le pays au début du XXème siècle, le paysan équipait son âne d'un bât appelé aussi « panneau » en peau de cochon chargé de bidons (« cannes ») pour aller traire les vaches dans les champs. En Pays de Caux, l'âne normand était souvent attelé à une « godaine ». La contenance de ce « bidon géant sur roue » variait selon l'importance de la ferme.
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Äne des Pyrénées
Source de toutes les races asines de l'espèce européenne selon Rossel (1921), l'âne des Pyrénées a pour berceau d'origine le sud et le sud-ouest de la France, ancienne province de Gascogne et la chaîne des Pyrénées. On le nomme parfois "Gascon", format plus réduit que le "Catalan" rencontré dans les Pyrénées Orientales sélectionné pour la production mulassière et comme améliorateur.
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Baudet du Poitou
L'origine du mot baudet viendrait du mot « baudoin », nom populaire de l'âne aux XVème et XVIème siècles ou bien des mots " balt " ou " baud " (XVIème siècle), signifiant impudique ou plein d'ardeur. A moins que l'origine de ce mot ne se trouve dans le terme " baudis " du vieux français signifiant libertinage. La relation existant entre ces mots puisant ses racines dans l'une des fonctions principales du baudet du Poitou : la reproduction.
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Äne du Cotentin
Son berceau d'origine est bien évidemment la Manche où il séjourne depuis des siècles, probablement dès le XVIe siècle, voire avant puisque certaines communes de Basse Normandie rappellent la présence de l'âne dans le toponyme qui les désigne :
- Asnières en Bessin (près d'Isigny-sur-mer dans le Calvados) vers 1069
- Asnelles (Calvados) vers 1063
Lors de leurs heures de gloire, les ânes du Cotentin étaient exportés depuis les foires aux ânes vers le Portugal puis dans toute l'Europe.
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Anglo-arabe
L'Anglo-arabe est issu de croisements entre le pur-sang anglais et le pur-sang arabe, pratiqués officiellement à partir de la moitié du XIXe siècle dans le Limousin et le Sud-ouest, auxquels s'est ajouté l'apport d'une jumenterie autochtone également issue du Pur-sang et de l'Arabe.
La création de la race Anglo-Arabe a été réalisée par deux hippologues reconnus par leurs pairs : les comtes Gabriel de Bonneval et Antonin Chebrou de Lespinats.
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Castillon
Egalement appelé « cheval de Biros » ou « Saint-Gironnais », le cheval de Castillon, moins connu que son voisin le Mérens, est issu de hardes sauvages ariégeoises très anciennes (sud-ouest du département).
La légende attribue sa source à la Grèce. La marque sur la cuisse gauche symbolise le sabot pointu de Bethmale.
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Lusitanien
Le Lusitanien vient du Portugal. Il a du sang arabe et du sang barbe. Il ressemble au cheval Andalou.
Considéré comme le plus ancien cheval de selle du monde, il régna dans toutes les cours d'Europe, constituant une monture idéale pour les rois. Omniprésent dans les manèges, il affirma sa supériorité jusqu'au XIXème siècle, époque où on lui préféra des chevaux issus de croisement avec des lignées orientales, plus rapides, aptes à l'obstacle et correspondant mieux aux épreuves sportives modernes.
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